Trafic de produits médicaux en Afrique centrale : un atelier régional pour renforcer la riposte.
Les 15 et 16 juillet 2026, un atelier régional consacré au trafic de produits médicaux en Afrique centrale s’est tenu à Bangui, en République centrafricaine. Organisé à l’initiative de la République centrafricaine et de la CEMAC, en partenariat avec l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et l’Union européenne, cet atelier s’inscrit dans la continuité de la Déclaration de Douala (2016) et du Plan d’action régional de la CEMAC/OCEAC contre les produits médicaux falsifiés et de qualité inférieure.
Un phénomène qui menace la santé des populations
L’étude présentée met en lumière l’ampleur d’un trafic qui touche directement une région déjà confrontée à des indicateurs sanitaires parmi les plus faibles au monde et à un accès limité aux médicaments essentiels. Les échanges ont porté sur les circuits d’approvisionnement, les acteurs impliqués et les conséquences sanitaires, économiques et sécuritaires de ce trafic.
Des conséquences multiples
Une menace directe pour la santé des populations, notamment via la résistance aux antimicrobiens.
Un coût économique important pour les systèmes de santé et les finances publiques.
Une fragilisation de la confiance dans les systèmes de santé et de l’État de droit.
Une coopération régionale renforcée
Cette rencontre a réuni des experts de plusieurs pays de la zone CEMAC ainsi que des partenaires techniques et financiers, dans une dynamique de coopération régionale visant à mieux protéger l’accès à des médicaments sûrs et efficaces pour l’ensemble des populations d’Afrique centrale.