Pharmacovigilance au Congo : un atelier pour actualiser les outils de collecte des événements indésirables.Du 27 au 30 novembre 2025, un atelier consacré à l’actualisation des outils de collecte des événements indésirables s’est tenu à Igné, dans le département du Pool, dans le cadre du renforcement du système national de pharmacovigilance au Congo. Organisé par la Direction de la Pharmacie et du Médicament (DPM), cet atelier faisait suite au constat de certaines limites dans les outils existants, notamment en termes d’adaptation aux réalités du terrain. L’objectif était d’améliorer la qualité de la collecte et de l’exploitation des données, en s’inspirant des bonnes pratiques observées dans d’autres pays, notamment en République démocratique du Congo (RDC).
Quatre jours de travaux participatifs
La première journée a été consacrée à l’ouverture officielle des travaux, en présence du Dr Yannick, représentant la Directrice de la Pharmacie et du Médicament, ainsi qu’à l’analyse critique de la fiche nationale de notification des événements indésirables. Les participants ont étudié la fiche utilisée en RDC afin d’identifier des éléments pertinents adaptables au contexte congolais.La deuxième journée a porté sur la révision de la fiche d’investigation, initialement trop orientée vers les vaccins. Les participants ont élargi son champ d’application afin d’y intégrer les spécificités des médicaments, en révisant les rubriques cliniques, thérapeutiques et administratives.Les journées suivantes ont permis de consolider l’ensemble des outils révisés, avant leur soumission à la hiérarchie pour validation officielle.
Des outils enrichis et adaptés au terrain
Une fiche de notification enrichie et clarifiée.
Une fiche d’investigation élargie, intégrant désormais les médicaments en plus des vaccins.
Des outils harmonisés et adaptés aux réalités du terrain congolais.
Prochaines étapes et recommandations
Les participants ont recommandé de former les professionnels de santé à l’utilisation des outils actualisés et de planifier leur diffusion dans toutes les formations sanitaires du pays après validation. Cette étape contribuera significativement au renforcement de la détection, de l’analyse et de la gestion des événements indésirables, au service de la sécurité des patients au Congo.